Pourquoi faire un MBA en période de crise ?

Voici quelques extraits paru dans un article dans le journal Le Monde « Chez les cadres, le pari du MBA pour passer l’orage », publié le 21 mars 2021.

Cet article mentionne le MBA International Paris, délivré à Maurice par l’IAE Paris Sorbonne Business School et l’université Paris-Dauphine.

Ces formations en management, qui attirent les cadres en quête d’évolution, connaissent un regain d’intérêt en ces temps difficiles sur le marché de l’emploi.

« Avant la pandémie, nous connaissions une période de quasi-plein-emploi des cadres. Ces derniers avaient alors moins envie et besoin de se former, puisque le marché du travail leur était propice. Le retournement de conjoncture signe aussi un retour en formation », remarque Olivier de La Villarmois, professeur de gestion à l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne et directeur d’un master of business administration (MBA) délivré à Maurice. Il constate une augmentation des candidatures dans les MBA de l’IAE depuis quelques mois, après un trou d’air en 2020.

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Une impression partagée par les responsables de formation interrogés. « Nous avons ouvert une classe supplémentaire en janvier 2021 et nous sommes déjà quasiment complets pour septembre, détaille Andrea Masini, directeur délégué des MBA de HEC. Les futurs étudiants se disent que l’activité économique aura redémarré à l’issue du programme. Ils en auront profité pour gagner en compétences. »

Tous ceux qui se lancent dans un MBA en sont convaincus :

Toute crise porte en elle des opportunités. Au vu de l’investissement financier et de l’organisation personnelle que ces formations demandent, prendre la décision de se lancer dans un MBA prend souvent plusieurs mois, voire plusieurs années, et ceux qui s’inscrivent aujourd’hui y réfléchissaient déjà le plus souvent avant la pandémie. « Mais la crise peut être un déclencheur, un levier dans le processus de décision. Beaucoup estiment qu’il s’agit d’une fenêtre opportune pour se lancer », assure Elodie Luquet, directrice de l’executive MBA de l’Essec.

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Moment-clé de la vie professionnelle

Changer de fonction au sein de l’entreprise, changer de secteur d’activités ou de pays font partie des motivations des candidats. Ils sont le plus souvent à un moment charnière de leur vie professionnelle.

Si le terme regroupe aujourd’hui des cursus de qualité très variable, le MBA à temps plein ou à temps partiel s’adresse à des cadres avec trois à cinq ans d’expérience quand l’executive MBA, proposé généralement à temps partiel, est destiné à des professionnels avec une dizaine d’années d’expérience. Les promotions accueillent souvent des étudiants de multiples nationalités.

Une quinzaine de MBA en France peuvent se prévaloir de la « triple couronne » – une certification qui comprend les accréditations internationales AACSB (Association to Advance Collegiate Schools of Business), Equis (European Quality Improvement System) et AMBA (Association of Masters of Business Administration), délivrées après audit de la formation –, un gage de qualité

MBA International Paris | Inscription 2021

Un Master of Business Administration (MBA) exécutif reconnu à l’international, conférant au grade de Master (M2) – Diplôme d’État français et européen.

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Le moment serait, en tout cas, opportun. « Les carrières ne sont plus linéaires. Il faut sans cesse se réinventer et le MBA ouvre des portes », assure Emmanuel Angé, chargé du développement de la formation continue à Rennes School of Business. Lui a été diplômé de l’executive MBA de cette école début 2020… et y a trouvé une opportunité de carrière. « J’étais titulaire d’un bac + 3 jusqu’alors. Je connaissais bien l’aspect commercial et le marketing, mais il me manquait des blocs de compétences, comme la finance ou la comptabilité, pour pouvoir avoir une vision stratégique d’une entreprise. »

Une quête de sens

Changer de secteur, c’est ce qui a motivé Loïc Harel à s’inscrire au MBA International Paris proposé par l’université Paris-Dauphine et l’IAE de Paris. Pilote de ligne chez Air Mauritius, il a pris la crise de plein fouet. « Je réfléchissais depuis déjà quelque temps à faire ce type de formation. La crise sanitaire, qui a cloué au sol les avions en mars 2020, et les incertitudes sur l’avenir de ma compagnie m’ont aidé à franchir le cap », assure ce Franco-Mauricien de 39 ans, installé à l’île Maurice.

Avec la fermeture des frontières, il décide de rester sur place pour suivre sa formation et profite de son planning de vol réduit. « Le programme ouvre mes possibilités. Il me permettra soit de faciliter mon passage au statut de commandant de bord au sein de ma compagnie, soit de rebondir vers un autre secteur ou de monter ma société. Sans compter le réseau de connexions locales et régionales que j’acquiers », estime-t-il.

Les motivations pour se lancer dans un programme MBA sont plus variées qu’auparavant. La quête de sens, chère aux jeunes générations, infuse aussi chez les cadres plus expérimentés.

A l’Essec, près de 16 % des participants à l’executive MBA envisagent de monter leur entreprise à l’issue de la formation. Un chiffre en augmentation. C’est ce qu’est en train de faire Claudine Joimel, diplômée du MBA de Grenoble Ecole de management en 2020. « J’avais envie d’obtenir un bac + 5 pour briser le plafond de verre qui m’empêchait de progresser. L’idée de créer ma structure m’est venue pendant la formation, au fur et à mesure que je prenais confiance », assure la jeune chef d’entreprise.

La crise sanitaire contraint les écoles à s’adapter, sur la forme comme sur le fond. Les cours ont eu lieu entièrement en ligne pendant les confinements de 2020, les séjours prévus à l’étranger ont parfois dû être décalés et certains participants n’ont pu se rendre sur les campus français. Les écoles ont mis en place des dispositifs à la carte, entre suivi à distance et report de formation. Que va-t-il rester de ces adaptations ? Une plus grande flexibilité dans les manières de suivre les programmes. Une adaptation qui fait écho aux demandes : près d’un candidat sur deux recherche cette souplesse, selon l’étude « Tomorrow’s MBA » de 2021, du cabinet d’études CarringtonCrisp. En outre, 15 % préfèrent même désormais suivre un MBA totalement en ligne.

Mais Stéphane Canonne, directeur de l’executive education à l’Edhec, ne croit pas au développement du tout à distance pour les programmes de plus haut niveau. « L’offre à distance sera un marché totalement différent. Le MBA est tout de même un programme basé sur l’expérience, où l’on peut être amené à se déplacer dans un pays pour étudier avec des étudiants d’autres nationalités et où l’on tisse des liens. »

L’ère du « phygital » est arrivée

En revanche, si le 100 % en ligne ne deviendra pas majoritaire, l’ère du « phygital » (fusion de « physique » et « digital ») ou de l’hybridation, selon le vocabulaire utilisé par les établissements, a bel et bien commencé. Bienvenue dans un monde où se mêlent distance et présence. « Les systèmes ne vont pas s’opposer mais entrer en complémentarité. De nouveaux modèles vont émerger, avec des blocs de compétences qu’on acquiert au fil des années », commente Jean-François Fiorina, le directeur général adjoint de Grenoble Ecole de management.

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« Les participants s’interrogent davantage sur leur impact, sur la manière de produire et de gérer une entreprise dans un monde post-Covid », assure Virginie Fougea, directrice des admissions de l’Insead

L’école de commerce Skema a fait le choix du blended learning (ou la « formation mixte ») pour son global executive MBA, dont le programme est refondu pour la rentrée 2021. Celui-ci prévoit quatre semaines de cours en présentiel sur les quatre campus de l’école (en France, aux Etats-Unis, en Chine et au Brésil) pendant les dix-huit à vingt-quatre mois du programme – le reste se fait à distance. « Nous avons testé beaucoup de formats, cette dernière année. Nous avons par exemple développé une partie de cours en asynchrone, pour que le participant puisse écouter un cours en podcast quand il le peut, dans sa voiture par exemple. Nous avons aussi encouragé les interactions à distance par le biais d’outils comme les salles de conversation virtuelles », détaille Fabien Seraidarian, directeur scientifique du cursus.

Ces évolutions touchent aussi le contenu même des programmes. « Nous sommes dans un monde volatil, incertain, complexe et ambigu. Nous devons apprendre à travailler différemment avec d’autres modalités d’organisation », complète Fabien Seraidarian.

« Les participants s’interrogent davantage sur leur impact, sur la manière de produire et de gérer une entreprise dans un monde post-Covid. Nous faisons évoluer les programmes en conséquence », assure Virginie Fougea, directrice des admissions de l’Insead. Un cours pour apprendre « la négociation par Zoom » a été ajouté, par exemple.

Là encore, ces transformations sont demandées par les candidats. Un futur participant sur deux souhaite avoir des cours sur le management responsable et plus de 40 % veulent s’intéresser aux questions de diversité, d’inclusion et de changement climatique, selon l’étude « Tomorrow’s MBA » de 2021.

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Un Master of Business Administration (MBA) exécutif reconnu à l’international, conférant au grade de Master (M2) – Diplôme d’État français et européen.

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